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Pour faire passer un changement de syndic en copropriété, il faut inscrire la résolution à l’ordre du jour, joindre le contrat du syndic candidat retenu à la convocation et faire voter la décision à la majorité de l’article 25, soit la majorité des voix de tous les copropriétaires. Si ce premier vote échoue mais recueille au moins un tiers des voix de la copropriété, un second vote immédiat doit être organisé à la majorité de l’article 24. Avec un dossier incomplet ou une mauvaise majorité, le changement peut être bloqué ou contesté.
On finit souvent par croire qu’un changement de syndic va se jouer au bon sens, presque à l’élan collectif.
Dans les faits, la procédure pour changer de syndic se bloque plus souvent sur un détail de vote que sur un vrai manque d’accord dans l’immeuble.
Chez Syndicalur, votre courtier spécialisé en syndic de copropriété , on a déjà vu des copropriétaires prêts à tourner la page, un contrat concurrent retenu après comparaison, un conseil syndical mobilisé, et malgré ça, une décision qui ne passe pas parce que la majorité a été mal lue, que la résolution n’était pas assez carrée ou que le dossier envoyé avant l’AG n’était pas complet.
C’est exactement là que beaucoup de copropriétés se font piéger : elles pensent préparer un remplacement, alors qu’elles devraient surtout préparer un vote qui doit tenir juridiquement.
Changer de syndic demande donc moins de grands discours et plus de méthode.
On vous explique ici comment faire passer ce changement sans erreur de procédure.
Quand une copropriété veut remplacer son syndic, elle entre tout de suite dans une logique plus technique qu’elle ne l’imagine.
On n’est pas sur un vote d’ambiance, ni sur une impression générale du type « la salle est pour, donc ça passe ».
La désignation du nouveau syndic, comme la révocation du syndic en place, relève de l’article 25, donc de la majorité des voix de tous les copropriétaires.
Le conseil d’Olivier Bourriaud, votre expert Syndicalur
« Le piège classique, je le vois tout le temps : on se dit que l’immeuble est prêt, donc le vote va suivre. En vrai, je regarde d’abord trois choses très terre à terre : la résolution est-elle bien à l’ordre du jour, le contrat du nouveau syndic est-il bien joint, et est-ce qu’on essaie pas de faire passer ça en questions diverses. J’ai déjà vu des copropriétaires avoir une vraie majorité d’envie et perdre des semaines pour une convocation incomplète. Mon réflexe, c’est simple : avant l’envoi, on relit tout comme si on cherchait la faille. C’est souvent là qu’on sauve le dossier. »
Le soir de l’assemblée, on regarde les gens présents, on compte vite dans sa tête, on sent qu’une majorité se dessine, et on pense que l’affaire est dans la poche. Sauf que pour le changement de syndic de la copropriété, le calcul ne se fait pas seulement avec les personnes assises dans la pièce.
Il se fait avec toutes les voix.
Ça veut dire les copropriétaires présents, les représentés, et aussi les absents. En gros, une résolution peut paraître largement soutenue dans la salle et manquer quand même la barre juridique qui permet de l’adopter au premier vote.
Prenons l’exemple d’une copropriété à 1 000 tantièmes.
Si la résolution obtient 400/1000 pour, 100/1000 contre et 300/1000 d’abstention, elle ne passe pas au premier vote. Beaucoup de copropriétaires ont du mal à l’accepter sur le moment, parce qu’ils voient surtout que les « pour » dominent dans la salle, alors que le droit regarde d’abord la majorité absolue sur l’ensemble des voix.
À retenir dès le départ :
On conseille toujours de poser cette règle noir sur blanc avant l’AG, ça évite les faux espoirs.
Le vote ne porte pas sur une envie générale de changer, ni sur plusieurs options concurrentes présentées en séance. La mise en concurrence permet bien d’étudier plusieurs contrats en amont, mais la convocation gagne à ne retenir qu’un seul contrat candidat, en plus de celui du syndic en place.
Le soir de l’assemblée générale, chaque copropriétaire doit comprendre exactement quel contrat il approuve, pour quel syndic, avec quelle date de prise d’effet et quelle durée de mandat.
Dans la pratique, on vérifie toujours :
La comparaison se fait avant l’assemblée. Le vote, lui, doit porter sur un choix cadré.
On se dit souvent qu’avec assez de copropriétaires convaincus, le vote suivra. En réalité, la procédure de changement de syndic oblige à raisonner plus froidement : il faut regarder les tantièmes, les absents prévisibles, les pouvoirs, le vote par correspondance, et la capacité réelle à franchir la majorité de l’article 25.
Et plus le sujet est sensible dans l’immeuble, plus cette compréhension « arithmétique » devient utile pour éviter les mauvaises surprises le soir venu.
Le conseil syndical a donc intérêt à anticiper :
Oui, une AG se joue aussi avant l’AG.
Quand le premier vote ne passe pas à l’article 25, on voit très vite monter deux réactions : ceux qui pensent que tout est perdu, et ceux qui croient qu’on peut revoter comme on veut jusqu’à obtenir le bon résultat.
Le mécanisme existe, mais il a ses règles.
Le chiffre à avoir en tête, c’est 1/3 des voix de tous les copropriétaires.
Quand une résolution soumise à l’article 25 n’obtient pas la majorité absolue, mais recueille au moins ce tiers, la même assemblée doit procéder immédiatement à un second vote selon la règle de l’article 24.
Là, on passe sur la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance.
Le seuil d’un tiers détermine aussi la suite immédiate du vote.
Quand la résolution n’atteint pas la majorité absolue de l’article 25, il faut aussitôt vérifier si elle recueille au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires. Si ce seuil est atteint, l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965 prévoit que la même assemblée se prononce immédiatement à la majorité de l’article 24.
Pensez donc toujours à :
Le mot important, ici, c’est immédiatement.
Lorsque le premier vote atteint le seuil d’un tiers, le second vote se tient dans la même AG, sans nouvelle convocation ni autre rendez-vous plusieurs semaines après. La copropriété passe alors de la majorité absolue de l’article 25 à la majorité simple de l’article 24.
C’est une vraie sécurité pour la copropriété. Un dossier peut manquer la majorité absolue de peu, puis aboutir dans la foulée si le seuil d’un tiers a été atteint et si la réunion est correctement tenue. L’Assemblée nationale rappelle d’ailleurs que l’ordonnance de 2019 a rendu ce second vote immédiat obligatoire.
L’exemple de tout à l’heure le montre très bien :
Ce mécanisme permet donc à un nouveau syndic d’être désigné le soir même, alors que la majorité absolue de l’article 25 n’a pas été atteinte au premier vote.
Le second vote ne régularise jamais une convocation mal préparée
L’article 25-1 permet de poursuivre le vote malgré un premier échec de majorité. En revanche, il ne régularise ni un ordre du jour mal construit, ni un contrat manquant, ni une résolution mal rédigée, ni une fiche d’information absente, ni une convocation envoyée trop tard.
Le second vote aide une copropriété qui a préparé correctement son dossier et qui échoue seulement sur le calcul de majorité. Il ne corrige pas une préparation insuffisante.
À avoir en tête :
Une copropriété peut être sincèrement prête à changer, avoir étudié plusieurs offres, avoir retenu un contrat candidat, et tout de même se retrouver bloquée parce que la procédure de changement de syndic n’a pas été verrouillée sur l’ordre du jour, les annexes et les délais.
Le conseil syndical, ou un ou plusieurs copropriétaires, peuvent demander l’inscription de la question à l’ordre du jour. Encore faut-il que la demande soit formulée de façon exploitable, avec un projet de résolution qui permette de passer du mécontentement à une décision claire.
Dans beaucoup de copropriétés, le sujet est évoqué, le besoin est réel, mais la formulation reste trop vague, trop générale, trop peu opérationnelle.
Or si le soir de l’AG, on ne sait plus exactement ce qu’on vote, sur quel périmètre, à quelle date, et avec quel contrat, c’est un vrai problème.
On sécurise donc en amont :
Un ordre du jour évite surtout les débats où chacun reconstruit la résolution à sa façon en direct.
Ça ne vient pas de nous
« Dans une affaire jugée le 31 mai 2018, des copropriétaires ont contesté une résolution qui renouvelait le syndic avec un contrat prévoyant une fin de mandat non pas à une date calendaire précise, mais à la future assemblée appelée à approuver les comptes. La haute juridiction a rappelé qu’un contrat de syndic doit indiquer clairement sa durée, sa date de prise d’effet et sa date d’échéance. C’est pour ça qu’avant d’envoyer la convocation, on relit toujours le contrat comme si on cherchait la petite faille qui pourra ressortir six mois plus tard. »
Quand l’assemblée est appelée à désigner le représentant légal du syndicat, le projet de contrat du syndic candidat retenu doit être notifié avec la convocation, accompagné de la fiche d’information. Pour les décisions relevant de l’article 25, le projet de résolution doit aussi être joint.
Dans la vraie vie, ça veut dire que le copropriétaire reçoit un dossier qui lui permet de comprendre ce qu’on lui demande de voter.
On vérifie donc, avant envoi :
Beaucoup de votes tombent ici, parce que la forme n’a pas été traitée avec le sérieux qu’elle exige.
Quand on est en fin de mandat, l’assemblée qui doit statuer sur le remplacement doit se tenir dans les 3 mois précédant la fin du contrat, et la convocation doit parvenir aux copropriétaires au moins 21 jours avant la réunion, sauf urgence.
On voit souvent les copropriétés s’y prendre trop tard.
En effet, il faut comparer les offres, récupérer les pièces, préparer les résolutions, envoyer la convocation, gérer les retours, anticiper les absences, et tenir la fin du mandat.
Les choses à retenir dans l’ordre pour que tout se passe bien ?
Et là, le dossier prend tout de suite mieux.
Le syndic en place est contesté, plusieurs copropriétaires veulent aller vite, tout le monde se dit qu’il suffit de mettre le sujet sur la table et de voter dans l’élan.
Sauf qu’un point discuté en questions diverses peut être commenté, débattu, critiqué, et il ne peut pas être adopté valablement s’il n’était pas inscrit à l’ordre du jour.
Il faut l’accepter tel quel.
Le changement de syndic ne se décide pas dans un coup de sang collectif. Il se porte à l’ordre du jour, il se notifie, il se documente, puis il se vote.
Quand l’assemblée ne parvient pas à nommer un syndic, ou quand le mandat se complique sérieusement, il existe des solutions.
Elles sont juridiques, cadrées, réelles, et elles permettent de sortir de l’impasse. Elles sont aussi plus lourdes, plus longues, parfois plus coûteuses, et franchement moins confortables qu’une AG bien préparée.
On garde donc ça en tête jusqu’au bout.
Quand l’assemblée générale n’arrive pas à désigner le syndic, un copropriétaire suffit pour saisir le président du tribunal judiciaire et demander une désignation d’un administrateur judiciaire. C’est important de le savoir.
La copropriété n’est pas condamnée à rester bloquée, mais elle perd la voie la plus simple. On n’est plus dans une séquence maîtrisée par le conseil syndical autour d’une AG correctement préparée.
On entre dans une logique judiciaire, avec un niveau de lourdeur qui monte d’un cran.
Concrètement, ça veut dire :
Quand il n’y a plus de syndic, un copropriétaire peut convoquer une assemblée pour en désigner un.
Et si personne ne prend cette initiative, un administrateur provisoire peut être désigné pour convoquer l’AG et remettre la mécanique en route. C’est la suite logique d’une fin de mandat mal gérée ou d’un changement qui n’a pas été sécurisé au bon moment.
Le bon réflexe reste toujours le même :
Une copropriété aime rarement découvrir qu’elle a perdu la main.
On termine sur un cas à part, parce qu’il revient souvent dans les immeubles où la tension est déjà montée très haut.
Le changement de syndic en cours de mandat.
Il existe, oui, mais il ne se traite pas comme un simple ras-le-bol collectif. Il faut des faits suffisamment graves, une demande motivée, une assemblée convoquée dans les formes, et une décision votée à la majorité absolue.
Le président du conseil syndical peut demander la convocation d’une AG.
Le syndic doit alors la convoquer dans un délai de 2 mois. Et s’il ne le fait pas, le président du conseil syndical peut prendre le relais pour convoquer lui-même l’assemblée.
Sur ce type de dossier, on travaille avec du concret :
On sait bien comment ça se passe sur le terrain.
Quand les griefs manquent de consistance, le dossier s’essouffle. Quand ils sont documentés, formulés proprement et portés dans une procédure claire, la copropriété retrouve une ligne d’action et arrête enfin de tourner autour du problème.